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Histoires de réussite

Enerkem Alberta Biofuels LP

Category Icon La gestion des déchets

Nom de l’entreprise : Enerkem Alberta Biofuels LP
Nom du projet : Enerkem Alberta Biofuels Project
Produits ou services clés : Réacteur Zn
Soutien de TDDC : 2014 to 2018
Vision : Enerkem crée des emplois verts de grande qualité tout en réduisant la dépendance à l’égard du pétrole et le volume des déchets.
Partenaires du consortium : Enerkem Biofuels Alberta LP, City of Edmonton, Enerkem Inc
Financement de TDDC : $10,350,000
Financement par levier : $33,232,813
Valeur totale du projet : $43,582,813
Plus d’informations :
http://enerkem.com/

Avantage principal

Air pur

Avantage conjoint

Changement climatique

“ Nous travaillons avec TDDC depuis 2003 et avons été un témoin direct du rôle déterminant joué par cet organisme dans le développement et la commercialisation de technologies propres au Canada. L’équipe a accumulé de solides connaissances sur le secteur, aussi bien techniques que commerciales, qui sont reconnues non seulement au Canada mais aussi à l’étranger. Compte tenu des objectifs ambitieux que notre pays s’est fixé en matière de réduction des émissions de GES, nous pensons que la contribution de TDDC prendra de plus en plus d’importance dans les prochaines années.”
Vincent Chornet
Président et chef de la direction, Enerkem Inc.
Projet d’Enerkem Alberta Biofuels

Aperçu de la technologie

Enerkem Alberta Biofuels LP, filiale de la société Enerkem de Montréal, a construit la première bioraffinerie industrielle du monde de produits chimiques et de biocarburants de pointe renouvelables en utilisant comme matière première des déchets solides municipaux non recyclables. L’usine d’éthanol cellulosique de nouvelle génération est capable de convertir 100 000 tonnes métriques de bois absolument sec (TMAS) de déchets solides municipaux (DSM) triés en 38 millions de litres d’éthanol cellulosique. Ce projet est fondé sur un procédé de gazéification thermochimique conçu par Enerkem, et a été mis en œuvre sur un site contigu au centre de gestion intégrée des déchets d’Edmonton (EWMC).

Une occasion à saisir

On estime à 1,3 milliard de tonnes la production mondiale annuelle de déchets solides municipaux, dont les deux tiers environ échouent sur des sites d’enfouissement municipaux débordants. La création de nouveaux sites est devenue une question épineuse dans beaucoup de villes, et de nombreux résidents s’y opposent parce que ce sont des nuisances visuelles. Il est aussi devenu de plus en plus difficile d’obtenir un permis environnemental. Depuis des années, les villes du monde entier cherchent des moyens de détourner les déchets municipaux de leurs sites d’enfouissement et incinérateurs, mais les redevances de déversement sont l’un des principaux obstacles auxquels elles se heurtent – l’enfouissement coûte souvent nettement moins cher par tonne que les autres procédés.

Au Canada, Edmonton est l’une des villes les plus innovantes dans la recherche de solutions durables à la gestion des déchets. En 2004, elle a lancé une recherche mondiale de solutions pour ses sites d’enfouissement, qui approchent rapidement de leur capacité limite. Une bonne centaine de sociétés ont soumissionné avec leurs technologies respectives et ont été évaluées par la ville. Celle‑ci a sélectionné la société Enerkem et l’a invitée à présenter une solution durable de gestion des déchets.

Vue d’ensemble du projet

En 2014, Enerkem Alberta Biofuels a commencé à mettre en service sa première installation commerciale, construite à côté du centre de gestion des déchets d’Edmonton. À pleine capacité, cette installation aidera la ville à porter à près de 90 % le taux de détournement de ses déchets grâce à la technologie thermochimique brevetée d’Enerkem, qui permet de convertir des déchets non recyclables en carburants et produits chimiques renouvelables.

Le gaz de synthèse obtenu selon un procédé de gazéification de pointe est d’abord nettoyé, puis soumis à un processus catalytique pour la production de méthanol, puis d’éthanol. À pleine capacité, l’usine d’Enerkem, première du genre, transformera 100 000 tonnes métriques de bois absolument sec par an de déchets solides municipaux en 38 millions de litres de biocarburants, qui seront vendus comme produits chimiques intermédiaires ou carburants propres aux raffineurs, aux mélangeurs et aux producteurs pétrochimiques. En utilisant comme matière première des déchets solides municipaux non recyclables, Enerkem permet d’apporter une solution durable aux problèmes liés à l’élimination des déchets et aux biocarburants classiques. Enerkem répond également à la question de savoir comment éliminer des ordures non recyclables et non compostables en augmentation rapide, tout en évitant les émissions de méthane dues à leur décomposition sur les sites d’enfouissement et en créant des produits à valeur ajoutée à partir de déchets qui n’auraient, sinon, aucune utilité.

Des carburants durables supplémentaires

En mettant en service l’usine d’Edmonton, la société a entrepris d’y installer en plus un module qui transformera le biométhanol en éthanol via un processus catalytique. Cette expansion permettra à Enerkem de se lancer sur le marché des carburants renouvelables en Amérique du Nord et en Europe – où l’on mélange très souvent l’éthanol à l’essence pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et améliorer le rendement du carburant. Le nouveau module de production d’éthanol devrait normalement entrer en service en 2017.

Des débouchés mondiaux

En se fondant sur les enseignements tirés d’Enerkem Alberta Biofuels, Enerkem est en train de concevoir une installation du même genre à Varennes, au Québec, qui sera mise en place à côté d’une usine d’éthanol de première génération existante. L’installation produira de l’éthanol cellulosique à partir de déchets domestiques, commerciaux et industriels et de débris de construction et de démolition non recyclables.

Enerkem collabore aussi avec des partenaires en Chine à la construction d’installations de conversion de déchets solides municipaux en biocarburants. De plus, en 2014, la société a signé un accord de partenariat avec AkzoNobel, l’un des chefs de file mondiaux des peintures et revêtements et grand producteur de spécialités chimiques, en vue de trouver des marchés en Europe pour la conversion de déchets en produits chimiques et biocarburants. Toutes ces initiatives sont ciblées sur un marché mondial qui pourrait produire 160 milliards de litres de carburants et de produits chimiques durables à partir de plus de 420 millions de tonnes de déchets solides municipaux non recyclables et non compostables.